Fouta Djallon - République de Guinée - Afrique de l'Ouest

La Préfecture de Lelouma

Préfectures:  Dalaba  I  Gaoual  I  Koubia  I  Koundara  I  Labé  I  Lélouma  I  Mali  I  Mamou  I  Pita  I  Tougué

 

Accueil

 

 

 

Introduction  [haut]

La préfecture de Lélouma, issue de la décentralisation de l’ancienne région administrative de Labé, a été créée par la Loi No. 017/AN/74 du 24 septembre 1974. Elle est située dans la partie ouest de l’actuelle région administrative de Labé. Elle est limitée par les préfectures de Mali et Gaoual au nord, Labé à l’est, Télémélé et Pita au sud, et Gaoual à l’ouest. La préfecture occupe une position charnière entre la Guinée Maritime et la Moyenne Guinée. Son positionnement géographique est entre les latitudes de 11°00 et 12°00 nord et les longitudes de 12°25 et 13°00 ouest.

Elle couvre une superficie de 2.162 km2 pour une population totale de 137.273 habitants dont 57,4% femmes, avec une densité démographique élevée de 63 habitants par km2. Le taux d’émigration de la population masculine de 15 à 44 ans est important – autour de 50%, selon une étude récente.

La préfecture a une population imposable de 63.792 et comprend une Commune Urbaine (CU) et 10 Communautés Rurales de Développement (CRD) à savoir Balaya, Diountou, Hérico, Korbé, Lafou, Linsan-Saran, Manda, Parawol, Sagalé et Tyanguel-Bori. La commune urbaine est composée de 7 quartiers, dont 3 urbains (Diala, Kénéry et Pétel) et 4 périurbains (Damboudhé, Djinkan, Poyé et Sanama).

La population de Lélouma est composée en majorité de peulhs qui co-habitent depuis très longtemps avec les Dialounkés et les Sarakolés, ces derniers surtout à Manda-Saran et Linsan-Saran, descendants des commerçants «Soninkés» originaires du Sahel malien. Ces gens ont conservé l’usage de leur langue originaire et leur habitude alimentaire de consommer le mil comme aliment de base.

On note également la présence de «Daloyabé», petite minorité ethnique dont les villages sont dispersés et qui fournissent aux Foulas leurs musiciens et leurs maîtres de circoncision. Les villages de «Sahéré» et «Tyaie Tomosso» dans la sous-préfecture de Parawol sont habités par les Daloyabés.

La préfecture de Lélouma, qui tire son nom de la rivière de Lélouwol, possède une hydrographie riche. Les principaux cours d’eau sont:


Pompage solaire à Korbé

  • La Komba, qui coule d’est en ouest et au nord de la préfecture, arrosant les CRD de Thiaguel Bori, Manda et Linsan-Saran,

  • La Wesseguélé, qui coule du sud vers le nord, sert de limite entre la préfecture de Lélouma et celle de Labé, arrosant les CRD de Balaya, Korbé et Thiaguel Bori avant de se jeter dans la Komba,

  • La Kassa, qui est affluent du fleuve Kakrima, coule de l’est vers l’ouest, sert aussi de limite entre la préfecture de Lélouma et celle de Labé, arrosant les CRD de Diountou et Parawol,

  • La Kakrima, situé au sud de la préfecture, coule de l’est vers l’ouest et arrose les CRD de Parawol, Sagalé et Hérico,

  • La Nyéguérwol, qui est affluent de la Wességuelé, coule du sud vers le nord et arrose les CRD de Diountou, Korbé et Thiaguel-Bori,

  • La Bangua prend sa source dans la sous-préfecture de Balaya et arrose les secteurs de Doporo, Nyankinsaga et Béguérin, puis elle se jette dans la Kakrima,

  • La Tènè prend sa source à Tountoye, district de Télè, CRD de Sagalé, arrose les districts de Dembaye, rencontre la Dounkathiagui à Kimewi et se jette dans la Tormosso.

La préfecture a en moyenne 1600 mm de pluies par an. Avec 1900 mm de pluies par an, la partie sud, plus exposée aux vents des moussons, est plus arrosée. Ces quantités sont largement suffisantes pour assurer une culture pluviale. La saison humide s’étend de mi-mai à la fin octobre, avec un maximum au mois d’août.

Le relief de la préfecture est essentiellement montagneux avec une altitude moyenne de 100 mètres environ, se présente sous trois formes principales à savoir:

  • Les hauts plateaux caractérisés par les bowé (cuirassons ferralitiques, sing. bowal) et les zones rocheuses couvrant les CRD de Sagalé, Linsan-Saran et Hérico.


Lélouma paysage

  • Les pentes d’érosion versants avec sols ferralitiques se rencontrent un peu partout, mais surtout dans les CRD de Diountou, Korbé, Balaya, Manda, Saran, Lafou, Thiaguel-Bori et Parawol.

  • Les bas fonds et plaines, situés le long des cours d’eau et aux pieds des massifs montagneux, se rencontrent surtout à Balaya, Korbé, Lafou, Manda et Thiaguel-Bori.


Riziculture

Les sols se caractérisent essentiellement par les formations ferralitiques et alluvionnaires. En  suivant leur topographie et degré d’évolution on peut distinguer:

  • Les sols ferralitiques de type N’Dantari au niveau des tapades (petits jardins de 0,3 à 0,5 ha),

  • Les sols ferralitiques de type gravionnaires au niveau des versants,

  • Les sols alluvionnaires au niveau des plaines et bas fonds.

La préfecture dispose d’une végétation naturelle caractérisée par des savanes herbacées, arbustives et des îlots de forêt persistant sur les versants à savoir des forêts galeries le long des cours d’eau.

 

Principales activités économiques  [haut]

L’agriculture et l’élevage sont les activités dominantes dans la préfecture de Lélouma. Elles sont pratiquées par toutes les couches de la population.

Le système agricole pratiqué est l’agriculture traditionnelle ou extensive sur brûlis. La production agricole englobe la culture vivrière (riz, mais, fonio, arachide et manioc) et la culture maraîchère (tomate, oignon, piment, choux, laitue). Au niveau des tapades ont produit du mais, du manioc, du taro et des agrumes oranges, avocats et mangues. Les champs extérieurs sont essentiellement occupés par le fonio, l’arachide et le riz. Les cultures maraîchères pratiquées le long des cours d’eau se concentrent dans la culture de tomate, la pomme de terre, le choux et l’oignon.

Quant à l’exploitation des ressources forestières, signalons l’existence d’une forêt classée (Gnalama) située dans la CRD de Linsan-Saran, première forêt co-gérée par l’Etat et les communautés e partenariat avec le PNUD et la Banque Mondiale. Elle couvre une superficie de 10.000 ha. Il y a au total 18 «forêts protégées» dans la préfecture.

L’élevage est généralement une activité pratiquée à temps partiel destiné essentiellement à assurer l’amélioration du revenu pendant la période de soudure et au moment des cérémonies et de fêtes. Quant aux bovins, on a recensé 76.924 têtes en 2005. Les caprins (40.578) et ovins (23.018) sont moins nombreux.

La chasse est peu pratiquée. Toutefois on trouve sur les hauteurs et plateaux, en fonction des types de végétation, de nombreuses espèces sauvages: Gibiers, singes noirs, cynocéphales, boas, panthères, chimpanzés, biches, phacochères, gorilles, antilopes et lapins.

 

Produits artisanaux  [haut]

La vannerie, la poterie, la cordonnerie et la teinture sont, dans l’ordre de leur importance, les filières artisanales les plus pratiquées dans la préfecture.

Les métiers répondant aux besoins immédiats de la population (tels que forgerons, tailleurs, cordonniers, potiers) sont pratiquées dans la majorité des villages. La pratique de ces métiers est généralement associée à d’autres activités, surtout agricoles.

Notons que les habitants de la sous-préfecture de Linsan ainsi que les femmes «Daloyabés» sont réputés par leur habilité artisanale.

 

Hôtels  [haut]

Il y a deux réceptifs hôteliers à Lélouma, les deux dans la commune urbaine.

Voir aussi notre page dédiée aux réceptifs hôteliers de la région: Hôtels

 

Restaurants  [haut]

Restaurant

Localisation (quartier)

Gérant ou propriétaire

Capacités (places)

-

Pétel

Baldé Saidatou

-

-

Pétel

Camara Mme Mariama Ciré

-

Café Mondial

Pétel

Diallo Souleymane

-

 

Sites touristiques  [haut]

La préfecture de Lélouma est caractérisée par des atouts climatiques et un paysage attrayant. Les principaux sites touristiques de la préfecture sont les suivants:

  • La grotte de Léguetère (S/P Balaya)

  • La montagne de Bawouguel (S/P Balaya)

  • La grotte de Bolonda (CU Lélouma)

  • La grotte de Légue Kenery (CU Lélouma)

  • La grotte de Poyé (CU Lélouma)

  • La grotte de Simgandhé Djonkan (CU Lélouma)

  • La mosquée historique (S/P VIIIème siècle) (CU Lélouma)

  • Les sites de Djaladji (CU Lélouma)

  • Les échelles de Djinkan (S/P Dioutou)

  • Les sites de Ley Celloun (S/P Dioutou)

  • La chute de Saoe et Djiguéwol (S/P Hériko)

  • Les sites de Kassifo (S/P Hériko)

  • Le col de Sita (S/P Manda)

  • La grotte de Douka (S/P Sagalé)

  • La grotte de Kouradjewol (S/P Sagalé)

  • Le mausolée du premier Chérif de Sagalé (S/P Sagalé)

  • La chute de Lélouma

  • La colline de Hénère (S/P Woudou Feto)

  • La montagne de Légué

  • Le lieu de pèlerinage à Zawia

Focus sur la mosquée historique

Située dans le chef-lieu de la préfecture de Lélouma, la mosquée édifiée par Modi Ousmane Tanou au XVIIIe siècle est l’une des plus anciennes mosquées de Guinée. L’édifice est de dimension modeste, d’aspect simple et austère. Depuis quelques décennies, la tendance est au recul des techniques et matériaux de construction traditionnelle. Cette tendance «pro moderniste» et la méconnaissance de la conservation du patrimoine expliquent, pour une large part, la destruction des dernières mosquées du Fouta Djallon. L’exemple le plus «irréversible» de cette négation de ces exemples typiques d’architecture du Fouta Djallon est celui de la grande mosquée de Dinguiraye (la plus grande), à la place de laquelle se trouve une mosquée en dur, d’une valeur ‘’patrimoniale’’ nettement en deçà de celle authentique, qui avait été construite au 19e siècle par El Hadj Oumar Tall. Dans ce courant de «modernisation à outrance» des constructions, y compris des lieux de culte, les travaux ont partout donné lieu à la destruction des anciennes mosquées, remplacées par des édifices en béton.


Mosquée de Lélouma

La mosquée de Lélouma est un héritage spirituel et historique que les habitants ont conservé avec beaucoup de respect. Elle est, à l’instar de la mosquée de Timbo - l’ancienne capitale du Fouta Djallon- l’une des rares mosquées historiques subsistantes en Guinée.

Par ailleurs, ce site est un vestige rare et prestigieux de la confédération théocratique du Fouta Djallon (XVIIe -XIXe siècles). La mosquée était une université florissante, le lieu d’enseignement et de dévotion d’illustres savants, entre autres, Cheikh Boubakar Poti, qui est l’auteur d’al Qantara, traité d’astronomie qui fit date dans l’histoire littéraire et scientifique du Fouta Djallon, Thierno Boubakar Bhoye, Thierno Sadou Maoubhè et al hajj Imrane, de traités de grammaire arabe, de logique et de théologie.

La mosquée a connu quelques modifications. Ainsi en 2003, après l’inauguration d’une mosquée «moderne», il a été décidé de rénover la «mosquée-mère» afin de l’affecter à la tenue de réunions et de cérémonies. A cet effet, le projet de rénovation en cours de discussion envisage d’adopter une approche intégrée de la conservation et de la gestion de ce patrimoine culturel immobilier. Le projet de sauvegarde de la mosquée comporte, entre autres, trois volets: (i) Volet éducation: Destiné notamment aux élèves des écoles, collèges et lycées de Lélouma, il souhaite ancrer l’initiation au patrimoine dans un effort de collecte des traditions orales afin de les familiariser ensuite avec le travail de la recherche historique. (ii) Volet formation: Les travaux de rénovation seraient menés en partenariat entre maçons, artisans, habitants et un architecte expert dans la restauration de mosquées en terre. Le chantier serait l’occasion de dispenser des formations ayant trait à la conservation et l’entretien du monument. (iii)

Volet environnemental: Il est envisagé de proposer aux populations l’abandon de la tôle et le retour à la couverture en chaume. Outre sa dimension esthétique, cette tradition certes exigeante en matière d’entretien offrirait toutefois le double avantage de promouvoir les matériaux naturels (chaume, bois, terre) en donnant l’occasion de renouer avec la tradition de la réfection bi-annuelle communautaire de la toiture de la mosquée. Auteur: Alfa Mamadou Lélouma.

Source: http://mombeya.afrikart.net/article.php3?id_article=25 (16 mai 2008).

 

Adresses utiles  [haut ]

lelouma-adresses-utiles-080404.pdf <pdf> 13 Ko

 

Cartes  [haut ]

Préfecture de Lélouma
lelouma-carte.jpg <jpg> 314 Ko

 

Liens  [haut]

Diakité Bakary présente La Mission Itinérante Médicale d'Afrique (07/06/2005)
www.grioo.com/info4842.html

 

Documents  [haut ]

Diallo, Alpha Ahmadou Diouldé : Identification des obstacles techniques à lever pour assurer la relance de l’électrification de la ville de Lélouma (2007)
Diallo-2007-Electricite-de-Lelouma.pdf <pdf> 311 Ko

Agir sur le Terrain pour l'Education en Guinée (AGIR), analyse de la situation à Lélouma (2009)
ateg-2009-mission-lelouma.pdf <pdf> 1,213 Mo

AGIR : Installation d’une pépinière de talents agricoles à Lélouma (2010)
ateg-2010-pepiniere-talents-agricoles-lelouma.pdf <pdf> 284 Ko

Kpamou, Dr. Ouo-ouo : Etude des déterminants de fonctionement des mutuelles de santé de Lélouma en République de Guinée (2011)
kpamou-2011-mutuelles-sante-lelouma.pdf <pdf> 455 Ko

Baldé, Ismailou et Diallo, Mamadou : Projet de sauvegarde et de mise en valeur du patrimoine du Fouta Djallon : La mosquée historique de Lélouma (2013)
balde-diallo-2013-mosquee-lelouma.pdf <pdf> 813 Ko

 

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